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lundi, septembre 11, 2006

Jésus donne l'eau vive

Jean 4:1-26
Verset clé 4:14

« Mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »

Le passage d'aujourd'hui concerne une femme samaritaine. Elle cherchait à satisfaire son désir envers les hommes, mais elle n'y arrivait pas. Elle est malheureuse, parce que personne ne la comprend, personne ne la satisfait. Elle a un problème dans sa vie ; la soif d'amour. Mais Jésus comprend cette femme, la conduit à la source de l'eau vive, l'aide à résoudre son problème fondamental. Au travers de l'entretien avec Christ, elle devient une femme heureuse, une princesse céleste. C'est une belle histoire d'amour, l'amour divin de Dieu envers une femme coupable, qui n'est pas digne de le recevoir. Je prie que le Seigneur vienne parler avec chacun de nous.

1. Donne-moi à boire (1-15)

La rencontre de Jésus avec la Samaritaine se déroule au puits de Jacob, prés de Sychar en Samarie. Comment Jésus arriva-t-il jusqu'à cet endroit? Selon les versets 1 et 2, les Pharisiens avaient entendu parler du ministère croissant de Jésus. Ils avaient déjà été jaloux de Jean-Baptist à cause de son influence spirituelle et de sa popularité. Mais, à leur surprise, Jésus avait plus de popularité que Jean. Par conséquent, ils essayaient de former une pression politique contre lui. Lorsque Jésus l'apprit, il quitta la Judée et repartit pour la Galilée.(3) Car Jésus voulut éviter affronter prématurément aux chefs religieux.

Regardons le verset 4. « Comme il fallait qu’il passe par la Samarie. » La Samarie située entre la Judée le Sud d'Israël et la Galilée le Nord d'Israël, il fallait traverser cette région; c'était à trois jours de voyage. Toutefois, à cause d'une rancune ancienne de plusieurs siècles entre ces deux régions, les Juifs ne traversaient pas la Samarie. Ils faisaient un détour par la rivière du Jourdain; ce chemin prenait deux fois plus de temps que celui de traverser la Samarie, c'est-à-dire six jours. Ils évitaient ainsi la Samarie et méprisaient les Samaritains, ne voulant même pas les voir par hasard.

Néanmoins Jésus prit le chemin qui traversait la Samarie, il ne partageait pas le préjuge humain à l'égard des Samaritains, car il n'y a aucune barrière raciale, ni préjuge humain en lui. Cela nous montre qu'il est le Sauveur à la fois des Juifs et des Samaritains, ainsi que de tous les peuples du monde.

Regardons les versets 5,6a. « il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils. 6 Là se trouvait le puits de Jacob... » En effet, il arriva à Sychar, une ville célèbre dans l'histoire d'Israël. Le puits de Jacob était un admirable lieu historiquement riche. C'était vers midi, la sixième heure selon le temps juif, le moment de la plus grande chaleur. Jésus était fatigué du voyage et accablé par la chaleur du soleil. Ses disciples épuisés de faim allèrent dans un magasin de la ville pour acheter du pain(8). Jésus était donc tout seul plongé dans ses méditations calmes. A ce moment-là quelqu'un troubla tout à coup la rêverie de Jésus. Une femme de Samarie vint puiser de l'eau(7). Qui était-elle?

Tout d'abord, elle était une femme solitaire. Les femmes dans les pays du proche Orient avaient l'habitude de venir puiser de l'eau le bon matin ou à la fraîcheur du soir pour éviter la chaleur du soleil. Elles venaient normalement par groupe de cinq ou six, portant sa cruche sur la tête. D'ailleurs, l'endroit du puits servait à donner une occasion rare de communication entre les femmes. Regardons le verset 7. Une femme vint toute seule, pendant la grande chaleur. Ce n'était pas normal, mais pourquoi? A cette époque, les Samaritains étaient méprisées comme des chiens par les Juifs, les femmes Samaritaines étaient aussi méprisées comme servantes par les hommes. Mais cette femme était encore méprisée par ses camarades parce qu'elle avait eu cinq maris et vivait maintenant avec un petit copain (18). À cause de sa vie immorale, elle était considérée comme une pécheresse dans la société. Personne ne voulait parler avec elle. Personne n'avait envie d'être avec elle.

Ensuite, elle était une femme assoiffée. Elle avait besoin de l'eau pour étancher sa soif physique. De même, elle avait aussi besoin de l'eau spirituel pour assouvir sa soif spirituelle. Pour comprendre son âme assoiffée, il vaut mieux remonter à sa jeunesse. Quand elle était jeune, elle devait être belle, douce et pure. Un jour, lorsqu'elle s'est mariée pour la première fois, elle devait être extrêmement heureuse, avec plein de rêves. Elle donnait naturellement sa pureté et son cœur à son mari qui lui était le meilleur. Mais il l'a trahi un jour. Elle devait se sentir misérable et blessée au fond de son cœur. Or la femme de Samarie, étant encore charmante, chercha successivement cinq maris de cette manière. Cependant au cours de cette période, elle était brisée jusqu'à ce qu'elle devienne sans espoir. L'être humain à quelques sortes de soifs: du pouvoir politique, de l'achèvement académique, de l'argent ou du plaisir. De toute façon, il semble que la soif de l'amour est plus forte que les autres pour les jeunes.

Regardons le verset 7. Jésus dit à la femme samaritaine. « Donne-moi à boire ». En lui adressant cette parole, Jésus ouvrit la porte de l'entretien avec elle. Nous pouvons apprendre au moins deux choses importantes de cet entretien.

Premièrement, il s'agit de la signification de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine. Nous voyons avant tout le grand contraste entre Jésus et la Samaritaine. La femme samaritaine était une femme triste, brisée et rejetée même par ses voisins à cause de sa vie immorale. Elle représente une terrible pécheresse. Mais qui est Jésus? D'après l'auteur Jean, il est le Dieu éternel(1:1). Bref, c'était la rencontre entre le Dieu éternel et une pécheresse. C'était la rencontre entre le Prince céleste avec une femme coupable et terrestre. Cette femme n'était pas digne de le voir, mais Jésus traversa la Samarie afin de la rencontrer. Grâce à cette rencontre, la femme samaritaine a changé, recevant le don de Dieu de l'eau vive jaillissante jusque dans la vie éternelle.

Deuxièmement, la parole de Jésus adressée à la femme samaritaine, «Donne-moi à boire» est une parole vivifiante pour elle. Lorsque Jésus la vit, il lui demanda une faveur en disant, « donne-moi à boire ».(7) en général, demander une faveur à quelqu'un, surtout à un inconnu, n'est pas facile. Mais Dieu est descendu sur la terre pour nous aimer le premier. Jésus le Dieu incarné, s'humilia lui-même et sollicita la grâce d'une femme méprisable en disant: «Donne-moi à boire.» Cela souligne l'initiative de Dieu envers les hommes pécheurs. Nous n'avons pas aimé Dieu le premier, mais Dieu nous a tant aimés qu'il a donné son Fils unique pour nos péchés, il est mort sur la croix de Golgotha pour nous donner le pardon de nos péchés et la vie éternelle.

Quelle était la première réaction de la femme à la requête de Jésus? Regardons le verset 9. « La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? » Elle ne connaissait pas le Dieu miséricordieux qui lui rendait visite, elle était plutôt remplie des préjuges humains et d'une haine régionale qui existait entre les Juifs et les Samaritains.

Comment Jésus répondit-il à sa réplique? Lisons le verset 10. «Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.» Jésus avait envie de lui offrir « le don de Dieu. »

Elle fut embarrassée et dit: « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive? Es-tu plus grand que notre père Jacob...? » Elle ne comprenait pas encore Jésus et son offre, mais elle les regarda d'un point de vue matériel et humain.

En tous cas, Jésus sut que son âme avait soif. Il voulut constamment qu'elle connaisse et boit de l'eau vie(Es 55:1). Alors il lui répondit aux versets 13 et 14. « Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » L'eau du puits de Jacob ne peut qu'étancher la soif pour un moment et la soif renaît vite. Il en est de même de toues les jouissances de la terre, qui sont incapables de satisfaire l'âme de l'homme. Mais celui qui boira de l'eau vive que Jésus lui donnera n'aura jamais soif. Il goûtera la joie spirituelle inépuisable tout au long de sa vie. Il étanchera pleinement la soif de son âme.

Comment Jésus peut-il étancher la soif humaine? Le verset 14 dit que Jésus implante au fond de son cœur une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. Jean 7:38 dit aussi: « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. » Jésus étanche notre soif par l'Esprit-Saint qui demeure en nous et forme une source permanente jaillissante jusque dans la vie éternelle. Jésus est la source, l'origine de la vie. Si nous n'avons pas ce Jésus dans notre vie, nous sommes comme une fleur déracinée dans un vase. Mais quand nous demeurons en Jésus, il satisfait notre âme.

La parole de Jésus a impressionné la femme et l'a changé progressivement. Regardons le verset 15. « La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » A la fin, elle admit le fait qu'elle avait soif, et que sa vie était stérile. Elle eut recours à Jésus.

2. Va, appelle ton mari(16-26)

L'entretien de Jésus avec la femme samaritaine était une belle histoire d'amour au bord du puits de Jacob. La femme se sentait heureuse, comme si elle avait l'air de rêver. Mais regardons le verset 16. « Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. » De nos jours, la majorité des gens ne parle jamais du problème du péché d'une autre personne. Parce qu'ils craignent qu'ils violent le droit humain des autres. Mais Jésus supporta la douleur d'exposer le problème de son péché intérieur pour le guérir. Cela était son amour divin, amour spirituel. Le problème de la femme samaritaine ne se trouvait pas dans ses maris précédents. Le vrai problème était le péché qui était en elle. Le péché la tourmentait nuit et jour. Elle n'avait aucun repos dans son âme. Finalement, le péché brisa le lien d'amour d'avec Dieu et d'avec les hommes.

Comment répondit-elle à la parole de Jésus? « Je n'ai pas de mari. » Elle voulait cacher son angoisse et sa honte. Cependant Jésus, comprit sa douleur. Il dit alors, « tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.» Jésus connaissait tout. Jésus a pardonné ses péchés. Jésus n'a pas jugé. Jésus a pardonné tous ses péchés.

Regardons le verset 19. Elle s'étonna de la perspicacité de Jésus, notamment de sa compréhension à son égard. Elle reconnaît en lui un envoyé de Dieu, un prophète. Aussitôt, elle lui posa une question au sujet du culte. Pourquoi? Parce qu'elle était un être humain, l'image de Dieu qui cherche à adorer Dieu.

Au verset 21, Jésus déclare nettement que le lieu du culte n'est pas important. Nous pouvons adorer Dieu partout où nous sommes. Puis au verset 22, il lui apprend que le salut vient des Juifs, c'est-à-dire Jésus-Christ.

Lisons le verset 23,24 « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Nous apprenons ici qu'il faut adorer Dieu en esprit et en vérité c'est-à-dire avec pureté et avec de tout notre coeur. Pourtant, la femme samaritaine avait donné son dévouement et son amour entier, tout ce qu'elle avait, aux hommes qui ne sont que chair. A son tour, elle attendait l'amour et la satisfaction de la part des hommes. Mais quelle erreur! L'homme ne peut pas être l'objet de l'adoration, car il est aussi un être humain qui est faible. Seul Dieu Père est notre objet d'adoration.

Regardons le verset 25. La femme samaritaine écouta cette vérité, elle dit, « Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. » Elle attendait le Messie, le Sauveur qui pourrait la sauver de sa vie angoissée et misérable.

Lisons le verset 26. « Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. » Jésus lui déclare qu'il est, lui, le Messie. La femme rencontra enfin Jésus le Sauveur du monde. Quand elle rencontra Jésus, une source de l'eau vive commence à jaillir en abondance dans son cœur. Elle était comblée de joie et de bonheur. Quel bonheur! La femme laissa donc sa cruche, s'en alla dans la ville pour annoncer la bonne nouvelle. « Venez voir le Christ. Il est au puits de Jacob. Le Messie est venu. » Elle n'avait plus soif parce que les fleuves de l'eau vive coulaient dans son cœur. La femme samaritaine a changé en une missionnaire. Lisons les versets 13 et 14.

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