COMMUNION BIBLIQUE DES CAMPUS :::::::::: UNIVERSITE DE GENEVE :::::::::

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira."(Jean 8:31,32)

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dimanche, septembre 24, 2006

Noémie
Témoignage de vie

« Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès. »
I Thessaloniciens 4 :1

Je m’appelle Noémie, je suis née le 17 juillet 1982 à Genève en Suisse, où j’habite. Je fais actuellement des études pour pouvoir exercer le métier de logopédiste-orthophoniste (c’est-à-dire thérapeute pour les troubles du langage).
J’ai un frère, Michaël, qui a 3 ans de moins que moi, et nos parents Georges et Elisabeth étaient déjà chrétiens depuis quelques années lorsque nous sommes nés. Nous allions à l’église tous les dimanche, parlions de la Bible et priions en famille.
Je pensais que j’étais chrétienne simplement parce que je lisais la Bible, priais et allais à l’église. Je ne comprenais pas vraiment ce que c’était d’être chrétien.
Mais je me suis rendue compte que mon comportement ne correspondait pas avec celui d’une chrétienne, surtout quand j’étais en première année du cycle d’orientation (à 12 ans). Par exemple je me moquais de certains camarades pour la simple raison que tous les autres s’en moquaient. En fait j’aimais plaire à tout le monde : je jouais à la fille sage à la maison et à l’église mais à l’école je voulais plaire à mes camarades rebelles. De plus, je me suis rendue compte, lors d’une prédication à un camp de vacances pour les jeunes, que je n’avais pas la certitude d’être sauvée de l’enfer et que ce n’était pas normal. Alors j’ai compris qu’il fallait vraiment que je choisisse entre Dieu et le monde. J’ai réfléchi pendant plusieurs mois pour prendre une décision. C’était une période difficile, surtout que j’étais très troublée par la prédestination, qui me faisait douter de la justice de Dieu. Etre chrétien me paraissait très difficile car je croyais que nous devions nous transformer nous-même pour devenir parfaits. Plus tard j’ai compris que c’est Dieu qui nous transforme et que notre rôle est simplement de le laisser faire (en fait ce n’est pas facile non plus mais c’est quand-même Dieu qui fait tout le travail !…).
Pendant ces quelques mois je n’ai pas douté de l’existence de Dieu et je savais quelque part que j’allais lui dire oui, parce que le plus important pour moi était d’avoir la vie éternelle. Mais je devais renoncer à certaines choses, par exemple renoncer à plaire aux membres de ma famille qui ne connaissaient pas Dieu, renoncer à la moquerie et à la liberté apparente des pécheurs qui font ce qu’ils veulent. C’était comme un deuil à faire. Cela m’a beaucoup aidée, d’aller au groupe de jeunes et dans des camps de jeunes organisés par notre nouvelle église (nous avions du quitter notre première église car il y avait des problèmes).
C’est le 17 mai 1997, 2 mois avant mes 15 ans, que j’ai enfin pris l’engagement personnel de vivre pour Dieu, avec Dieu, et non pour le monde. C’était un soir, après un moment chaleureux en famille. J’ai dit à Dieu mes fautes, lui ai demandé de me pardonner et de m’aider à vivre pour lui.
C’était réconciliation avec Dieu, mais aussi avec moi-même et les autres : j’abandonnais mon double visage, mon hypocrisie ; la réalité correspondait enfin avec l’image que je donnais aux autres chrétiens, je ne faisais plus semblant… Je me suis sentie légère et joyeuse. Et Dieu a donné un sens à ma vie, ce qui est très important pour moi.
Peu après cet événement, j’ai commencé le collège (gymnase), pour 4 ans. Ce fut une très bonne période. Je lisais beaucoup la Bible, priais beaucoup et j’avais souvent des occasion de parler de Dieu à mes camarades. J’avais une vie et des contacts sociaux agréables. J’ai senti que Dieu changeait mon caractère petit à petit, que je devenais moins timide, moins influençable, plus sincère par exemple.
J’ai compris que dans ce monde, Dieu est la seule personne qui me comprend et m’aime parfaitement et que je ne peux pas perdre. Dieu est tout ce que j’ai et cela me suffit !
J’ai compris que le vrai bonheur consiste à connaître Dieu. J’étais détachée de la terre et j’avais l’impression de flotter dans le ciel et de regarder les choses depuis en haut.
J’ai expérimenté des réponses miraculeuses à certaines prières. Par exemple pour un examen oral de physique que j’ai réussi alors que je n’étais pas bien préparée. J’avais de la peine à comprendre cette matière et j’avais beaucoup de retard dans mes révisions. Le soir avant mon examen, je me trouvais dans une situation délicate car je n’avais préparé que le tiers des questions. Alors je me suis dit que je n’avais comme choix que de m’en remettre à Dieu. J’ai reconnu que je ne méritais pas de réussir mais je lui ai demandé de m’aider si il le voulait bien, puis j’ai continué à travailler du mieux que je pouvais. J’étais calme et très joyeuse dans cette situation car je faisais confiance à Dieu et lui obéissait. Le lendemain, j’ai tiré une des deux questions que je savais le mieux et j’ai obtenu la note 5 ! C’était une illustration de la grâce de Dieu. Et à cette occasion j’ai compris le secret de la réussite : faire de son mieux et compter sur Dieu ! Ce n’était que le début des événements miraculeux que j’ai pu voir dans ma vie…
Le 4 juin 2000 j’ai confirmé mon engagement pour Dieu en me faisant baptiser.
Cette période était donc plutôt joyeuse mais j’ai réalisé que j’avais un problème. Je vivais plus pour mon plaisir que pour servir Dieu. Je profitais de ce que Dieu me donnait mais je ne faisais pas vraiment de sacrifice pour lui. Je ne lui avais pas tout donné. Je sentais que je ne pouvais pas continuer comme ça. Je ne pouvais pas accepter Jésus comme sauveur sans l’accepter comme seigneur. Ca n’est tout simplement pas possible !


J’ai alors passé en revue tous les domaines de ma vie et me suis engagée à les remettre à Dieu. Je voyais souvent une amie aussi très motivée à avancer avec Dieu et nous nous sommes beaucoup encouragées mutuellement en priant, lisant la Bible et parlant de Dieu ensemble. Peu après, j’ai commencé l’université en psychologie en vue d’apprendre le métier de logopédiste-orthophoniste. La première année a été une sorte de désert pour moi. Nous étions quelques centaines d’étudiants et il n’était pas facile de nouer des contacts. Je me suis beaucoup isolée parce que je connaissais peu de monde, mais aussi et surtout à cause de ce que je découvrais dans mon cœur. J’étais assaillie par des pensées impures et méchantes, par des pensées horribles. Je me sentais souvent perdue et loin de Dieu. J’ai vraiment compris que le mal était en moi et que je méritais l’enfer, et qu’il ‘y avait que le sang de Jésus qui me sauvait. Une nuit, en vacances dans les montagnes suisses, je me suis réveillée avec la peur. Je sentais une menace, je sentais la colère de Dieu sur moi. J’ai prié Dieu d’avoir pitié de moi dans ma misère, à cause du sang de Jésus. Cela m’a fait pensé à l’image d’un orage grondant sur une montagne où il n’y avait qu’un seul refuge, une cabane. Cette cabane représente le sang de Jésus, qui est notre seul moyen d’échapper à l’orage de la colère de Dieu.
Cette année de mes 19 ans a donc été très sombre et pénible mais elle m’a aidé à comprendre des choses essentielles, à comprendre combien je suis pécheuse et la grâce de Dieu est grande.
La deuxième année de l’université fut plus calme mais la troisième fut à nouveau difficile.
Je ressentais une attirance malsaine vis-à-vis d’un jeune homme que j’avais remarqué dans mes cours. Je savais que ce n’était pas un homme pour moi et je ne voulais pas m’intéresser à lui mais c’était plus fort que moi. Je me culpabilisais beaucoup et je pensais que Dieu ne pouvait pas me pardonner car je retombais toujours dans les mêmes pensées charnelles et irrespectueuses. Je ne parlais à personne de ce problème, mais je passais beaucoup de temps à y réfléchir car cela perturbait ce qui était le plus important pour moi : ma relation avec Dieu.
Je doutais même d’être chrétienne puisque je n’arrivais pas à me débarrasser du péché.
Mais les nuages sombres ont commencé à se dissiper à partir du moment où j’ai compris une chose : en fait je n’avais pas besoin de résoudre moi-même mon problème ni d’être parfaite pour venir à Dieu mais je devais venir telle que j’étais et c’est lui qui s’occuperait de me changer. Mes cheveux blancs sont pour moi le rappel de la grâce de Dieu qui m’accepte comme je suis !
L’année suivante fut à nouveau une année calme, mais j’étais très occupée par mes études. Quant à ma cinquième année universitaire, c’est-à-dire l’année passée, je me suis sentie assez faible, physiquement et spirituellement. Je n’avais pas de motivation, je me laissais tirer par les autres pour avancer. Je me sentais souvent triste et perdue. Depuis septembre, j’ai suivi des cours bibliques et prié souvent avec Sarah Lee, que j’avais rencontré à l’université. Dieu m’a beaucoup aidé par Sarah et sa famille et j’ai repris des forces. Nous avons étudié la Genèse jusqu’à l’histoire de Jacob. Je souhaite suivre l’exemple d’Abraham, d’Isaac et de Jacob en marchant avec toujours plus de foi et en devenant une source de bénédiction.
Je vois que Dieu me transforme, et j’apprends et je comprends peu à peu les choses. Il sait par où me faire passer et quelles personnes mettre sur mon chemin pour m’aider à avancer. Je ne peux pas dire que je suis devenue chrétienne et que tout s’est arrêté là. Au contraire, ce n’était que le commencement d’un long cheminement avec Dieu, qui en vaut la peine ! Il m’aide à marcher de progrès en progrès, comme le dit le verset que j’ai choisi pour ce témoignage.
Je remercie mon Dieu de m’avoir guidé vers lui et d’être avec moi sur son chemin plein d’espérance.
Voici quelques sujets de prière :
Que Dieu me donne plus de force, de volonté pour combattre le mal, car je me sens encore souvent faible et découragée comme le paralytique dont nous avons parlé aujourd’hui.
J’ai aussi un handicap physique qui atteint mes membres. Il s’agit d’arthrite juvénile inflammatoire, une sorte de rhumatisme. Que Dieu me guérisse si c’est sa volonté !
Que Dieu m’aide aussi à voir où est ma place dans sa mission. Peut-être au sein de l’UBF ?...



11.08.06, 4ème conférence d’été francophone 2006 de l’UBF

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