MSG Jean chap 20 - Eric Nicole(de Paris)

JESUS FUT RESSUSCITE
Jean 20 : 1-31
Verset clé 20 : 17
« Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Comme nous avons pu le voir hier à travers le message de missionnaire Paul ainsi que le film de la passion du Christ, La mort de Jésus fut terrible et tragique. Aucun de ceux qui connaissaient Jésus ne pouvaient rester indifférents face à la souffrance qu’il a du endurer. Ses proches, dont Marie madeleine étaient dans une immense peine et pour les disciples, c’était dans la peur de connaître le même sort de Jésus qu’ils étaient prisonnier. Tout semblait être terminé. A la joie qu’apportait la présence de Jésus succéda la tristesse de son absence. Le week-end de la pâque qu’ils venaient de passer était certainement le plus terrible de leur existence. C’est le péché des hommes qui avait conduit Jésus à la croix. C’est à cause de l’orgueil des puissants, la jalousie, la passivité, la peur, l’oubli des grâces que Jésus a donné, et bien d’autres raisons pécheresses que Jésus fut conduit à la mort. Le salaire du péché est la mort. La paix de sa présence fut remplacée par le désespoir de son absence et chacun tentait d’oublier mais ne pouvait retenir leurs larmes de la fatalité. Jésus est mort pour nos péchés. Nous avons laissé mourir le fils de Dieu. C’est une tragédie. Face à cela nous sommes impuissants car face au péché nous ne pouvons rien faire seul. Mais non, ce n’est pas une tragédie ! C’est le plan salvateur de Dieu qui est en train de se dérouler ! Jésus est ressuscité, il est vivant ! Il est présent avec tout son amour et avec la grâce du salut. Désormais la rupture avec Dieu provoqué par le péché n’est plus. Dieu par sa mort et sa résurrection nous a sauvé. Nous allons apprendre à travers ce passage de Jean comment l’amour de Jésus est toujours présent après sa résurrection pour Marie Madeleine et ses disciples ainsi que d’apprécier l’œuvre de la réconciliation accomplie par Jésus.
Premièrement, l’amour de Jésus pour Marie-Madeleine. Lisons le verset 1 : « Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au tombeau dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était enlevée du tombeau. »
Tout d’abord, Marie Madeleine fut l’une des femmes qui pleura. Marie Madeleine pleura devant la croix. Elle ne pouvait comprendre que son Jésus, un homme qui n’avait accompli que de bonnes choses, fut ainsi mis à mort au milieu de criminels par des hommes impitoyables. Dans d’autres évangiles, nous apprenons qu’elle n’était pas toute seule lorsqu’elle alla au tombeau, mais elle était aussi accompagnée par d’autres femmes. Elles étaient toutes dans la tristesse et allaient accomplir les rituels d’embaumement comme c’était la coutume, dernier témoignage d’affection et de respect pour le défunt. Mais une fois arrivée, c’est la stupéfaction, la pierre est roulée et le corps n’est plus là. On ne leur a même pas permis d’avoir ce dernier au revoir avec Jésus. Le choc dut être rude et Marie-Madeleine courut afin de prévenir les disciples. Pierre et Jean coururent à leur tour afin de constater les faits. Jean arriva le premier mais laissa tout d’abord entrer Pierre. Le corps de Jésus n’était plus là et les bandelettes étaient soigneusement roulées puis les disciples s’en retournèrent.
Ensuite Marie Madeleine n’avait pas la foi en la résurrection. Marie Madeleine étant revenue, resta cette fois-ci à l’extérieur, dans le jardin pour pleurer. Elle reçut la grâce du pardon de ses péchés par Jésus, mais en ce moment, elle avait retrouvé toute la souffrance dans son cœur et ne devait plus ressentir le salut. Elle était désorientée, effondrée. « Pourquoi ont-ils fait mourir mon Seigneur ? » Mais elle n’en restait pas moins une femme fidèle qui vint de bon matin pour l’embaumement de Jésus. Elle ne pouvait rien concevoir au-delà de la mort. Elle était comme beaucoup d’hommes le sont, sans la foi en la résurrection qui s’accompagne toujours par la tristesse lors de la disparition d’un être chère. Mais Jésus n’était plus mort et il lui a préparé le plus beau cadeau que l’on puisse offrir pour sa fidélité.
Alors qu’elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le tombeau. Deux anges, ils venaient du ciel et s’étaient assis là où avait été couchés Jésus. Ils semblaient être venu tout spécialement pour Marie Madeleine. Ils lui demandèrent d’une voix douce et pleine de compassion : « Pourquoi pleures-tu ? » Ses larmes n’avaient pas de sens car Jésus était ressuscité mais elle ne l’avait pas encore compris. Elle exprima qu’elle ne supportait pas l’idée que l’on avait enlevé son Seigneur et qu’elle ne savait pas où il se trouvait. Elle n’avait plus de lieu pour aller se recueillir sur son Seigneur qu’elle a tant aimé servir. Elle suivait jusqu’alors Jésus et sa vie était de le servir mais son Seigneur n’était plus là et elle ne savait maintenant plus où aller ni quoi faire. Sans la foi de la résurrection, l’homme mène sa vie comme un aveugle.
Ensuite « Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? » Marie n’avait pas senti venir l’homme qui se trouvait derrière elle et qui n’était autre que Jésus. Elle ne le reconnut pas tout de suite car elle devait être aveuglée par ses larmes abondantes, le cœur serré par ses sanglots, elle n’osait même pas se retourner pour le regarder fixement. Mais aussi certainement parce que le corps de Jésus fut transfiguré. Jésus avait le corps de la résurrection. « Jésus lui dit : Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle s’imagina que c’était un jardinier et que c’était lui qui avait retiré le corps. Elle voulut qu’il le lui rende.
Jésus l’appela alors par son nom : Marie. Quelle voix douce et profonde que devait être alors celle de Jésus pour bousculer le cœur de Marie. Dès lors qu’elle entendit son nom elle comprit qui elle avait à ses côtés, Jésus ! Elle se retourna et lui dit en hébreu : Rabbouni, c'est-à-dire Maître. C’est à Marie que Jésus apparut en tout premier lieu. Nous apprenons que celui qui cherche désespérément Jésus le trouve. Dieu est miséricordieux au point d’apporter le soulagement dans le cœur de cette femme qui donna son amour et son service à Jésus. Certainement qu’à ce moment elle eut envie de serrer fort Jésus contre elle, ses sanglots devaient s’être transformés en larmes de joie, sa tristesse évanouie fut balayée par une joie immense, l’être qu’elle croyait avoir perdu à jamais était devant elle. C’était surréaliste, mais c’était la vérité, elle vit de ses yeux que Jésus est bel et bien ressuscité comme les Ecritures l’avaient annoncée.
Enfin Jésus donna un sens de mission à Marie. Lisons ensemble le verset 17 : « Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Dans sa joie, elle voulut toucher le corps de Jésus, mais ce n’était pas encore le temps car il n’était pas encore monté vers le Père. Jésus lui donna une sainte mission, c’est de porter le témoignage de sa résurrection aux disciples terrorisés. La résurrection de Jésus apportait la joie dans le cœur de Marie, mais sa joie devait être encore plus grande de pouvoir accomplir la volonté de son Seigneur. Mais dans la parole de Jésus et sa résurrection, elle put trouver l’espérance vivante dans le royaume de Dieu. Son témoignage ne consiste en d’autres termes pas seulement à faire connaître que Jésus est vivant, mais à donner l’espérance dans le royaume de Dieu. Ainsi tous les hommes mourrant sans espérance, en Jésus, ils trouvent le chemin qui mène au royaume de Dieu.
Il y a encore quelques instants, Marie avait le cœur plein de tristesse d’accomplir le service mortuaire, un service qui n’apporte ni joie, ni espoir, mais face à la mission de Jésus ressuscité, sa vie fut tournée pour se diriger vers la vie éternelle et dans le service de témoignage pour le Seigneur. Il y a des femmes qui servent leur mari tout au long de leur vie afin de lui plaire mais elles savent que ce service prendra un jour fin et qu’il n’en restera rien que des souvenirs. Mais servir Jésus est radicalement différent, sans vanité, car c’est un service éternel auprès de celui qui donne la joie et la vie éternelle. Ainsi l’amour de Jésus pour cette femme fut tel qu’elle put changer d’une femme qui pleure selon les situations capricieuses humaines en une femme qui déborde de la joie de pouvoir annoncer la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus. Avoir ce but dans la vie garantit le bonheur assurément.
Prenons l’exemple du célèbre littéraire allemand Goethe. C’était un intellectuel beau, riche et il était ministre. Bref, il était un homme de réussite qui avait tout ce que l’homme peut souhaiter. Mais vers la fin de sa vie, il avoua que s’il additionnait ses instants de bonheur, il n’arriverait pas à un total de trois jours. Cela venait du fait que sa vie, si sublime soit-elle, était une vie sans but. Beaucoup de jeunes, n’ayant pas le but de la vie se drogue ou pire se donnent la mort. En ce qui concerne le but de la vie, Jésus est le plus heureux du monde, car il avait le but suprême de Dieu et il l’avait accompli. Ainsi son cœur fut pleinement satisfait même en ayant connu d’intolérables persécutions. Bien que Marie reçut la grâce de Jésus, elle fut une femme triste quand elle cherchait Jésus mort. Mais quand elle reçut la mission de Jésus, elle devint la plus heureuse du monde.
Et vous, quel est votre but ? Réussir vos études ? Avoir un bon travail ? Avoir les moyens de s’offrir un magnifique chalet dans la montagne ? Pouvoir partir en vacances tous les étés au soleil ? Fonder la plus belle des familles ? Peut-être avez-vous accomplis tout cela ! Mais une fois que vous avez accomplis toutes ces choses, tous ces projets qui rythmes la vie de l’homme, qu’allez-vous faire ? Vous savez tous combien la vie dissolue des stars qui ont toutes choses témoigne de l’instabilité de leur existence sans véritable but. Tout ceci est vain et ne peut être considérés comme le véritable but en soi. Dieu nous choisit lorsque nous recevons sa parole pour que nous allions témoigner de sa grâce. Il n’y a pas de plus grande joie que de voir une âme sauvée du bourbier du péché. C’est par la mission donnée par Dieu que nous pouvons devenir les personnes les plus heureuses du monde.
Deuxièmement, La relation et le but restauré des disciples. Nous avons déjà vu que Pierre et Jean avaient déjà pris fait de la disparition du corps de Jésus. Regardons le verset 19. Les disciples se cachaient et se barricadaient afin que les juifs qui avaient mis à mort Jésus ne les trouvent pas. Ils étaient dans la peine et la crainte. Jésus vint, et se tint debout au milieu d’eux et leur dit : Que la paix soit avec vous ! Depuis cette parole du Seigneur, les hommes dans l’ancienne époque adoptaient ces mots comme salutation entre eux. Jean avait l’assurance de Jésus ressuscité, mais il n’a pas de courage d’en parler, car il n’avait pas encore expérimenté Jésus ressuscité de ses propres yeux. Les autres eurent peur des Juifs. Mais Jésus apparut devant eux et montra les blessures de la croix, afin qu’ils voient et croient. Alors les disciples se réjouirent en voyant le Seigneur. Quel était le problème des disciples ? Apparemment, leur problème semble être la peur. Mais le vrai problème était leur perte de but après le départ de Jésus. Ils ont perdu le sens de leur vie. Sans la foi en Jésus fermement installée dans leur cœur, ils errent sans cesse et tout devient objet de terreur. La paranoïa les paralyse et ils sursautent au moindre claquement. Jésus leur donna alors la mission. C’était le travail de Jésus de leur fixer le but clair de la vie. Bien que Jésus dit mille fois, « Que la paix soit avec vous » cela ne suffisait pas pour avoir la paix dans leur cœur, car l’image des Juifs était si terrible qu’elle accablait leur esprit même jusque dans leurs pires des cauchemars. Mais une fois que le but de la vie fut fixé, ils purent surmonter la peur et vivre une vie triomphante. Jésus savait néanmoins la faiblesse de leur foi. C’est pourquoi, il souffla sur eux pour leur donner le Saint-Esprit. Il leur dit, « Recevez l’Esprit Saint. » Quand l’Esprit de Dieu nous est donné, toute notre faiblesse est couverte et nous pouvons accomplir sa mission parfaitement.
Ensuite, Jésus ressuscité vint restaurer Thomas, l’expérimentaliste (24-29). Thomas était absent lors de la première visite de Jésus. Peut-être que depuis la trahison de Judas, Thomas devint responsable de la caisse et il était alors sortis faire les courses pour acheter des vivres. En effet, même dans l’angoisse et la tristesse, on a faim, il faut vivre et donc se remplir l’estomac régulièrement. Quand les disciples lui témoignèrent de la résurrection de Jésus, la réaction incrédule de Thomas fut claire. Il ne pouvait croire que Jésus puisse être ressuscité. Il a du leur dire : `C’est pas possible ! Jésus est mort ! On l’a tous vu ! Vous êtes victimes d’une hallucination collective`. Huit jours plus tard, Jésus se rendit de nouveau chez les disciples. Les disciples étaient toujours barricadés chez eux. Jésus renouvela sa salutation pour la paix et s’adressa à Thomas, en disant, « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois ! » Thomas était un homme de doute. Probablement il était un rationaliste comme il y en a beaucoup aujourd’hui, notamment en France ; il ne voulait aborder la question que sur le point de vue scientifique et de ce fait, il ne pouvait donner raison aux témoignages des autres disciples. Cela surpassait sa compréhension et donc ne pouvait être. Mais Jésus vint dans son amour pour guérir sa maladie du doute. Thomas fut touché par son amour et confessa, « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Que dit Jésus ? Dans le verset 29, il lui dit, « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » Le bonheur consiste à croire sans regarder. Les patriarches de la Genèse Abraham, Isaac et Jacob furent nommés des sources de bénédictions pour l’humanité choisies par Dieu. Mais ils étaient surtout les hommes les plus heureux, dans la mesure où ils étaient les possesseurs de la foi en Dieu sans même l’avoir vu. Hébreux 11 : 13 dit, « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et saluées de loin, en confessant qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. » Leur bonheur venait aussi de leur maison église qu’ils avaient établie dans la foi en Dieu commune entre époux.
En tant que serviteur de Dieu, il m’arrive fréquemment de prier et il m’est arrivé plus d’une fois à la fin de la prière de ne toujours pas avoir de certitude quant à la direction à prendre. Le roi David, face aux philistins, priait toujours avant d’aller au combat et Dieu lui révélait à chaque fois l’issue du combat. C’est ainsi par la foi qu’il obtenait toutes les victoires. Jésus pria avant d’être arrêté et il put tout supporter. Moi j’ai suivi toutes sortes de chemins afin de pouvoir servir les brebis de notre Seigneur. Il y a eu un point commun à chaque fois que j’ai pu aider quelqu’un prêt à étudier la Bible, c’est qu’en arrivant sur le lieu de notre rencontre, j’avais la certitude que c’était le jour d’une rencontre fructueuse. Certainement, cela m’était révélé par l’Esprit Saint. Malheureusement, cette certitude qui vient assurément de Dieu, me vient que très rarement dans le cœur et il n’y a pas de fruit en résultat. J’ai besoin d’avoir cette certitude qu’avait le roi David lorsqu’il priait Dieu et je prie que Dieu puisse me la donner à chaque temps de prêche, qu’ainsi mes pensées incrédules, humanistes, calculateurs ne soient pas un obstacle. En ce moment, il y a manifestation sur manifestations en France et les campus sont vides. Face à la direction de missionnaire Marc de pouvoir trouver une brebis française à inviter lors de l’académie Biblique de Paris dans trois semaines, j’avais du mal à accepter cette idée d’autant plus que j’ai du mal à me libérer le soir à cause des enfants qu’il faut récupérer à la crèche et ensuite leur préparer à manger. Mon cœur fut difficile face à cette direction mais la réalité est qu’à force de ne plus servir les brebis, je finis par manquer d’amour pour eux et à donner cet amour à mes propres enfants. Jésus a donné une parole : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Je me repens de cette attitude de manque de foi qui ne glorifie pas Dieu et je veux croire que dans les quelques prêches que j’aurais l’occasion de faire, Dieu me bénirait abondamment avec la conviction en arrivant sur le champ de mission que c’est le jour d’une nouvelle rencontre avec une brebis assoiffée. Je veux vivre avec la foi de la résurrection, la foi en l’espérance vivante de la vie éternel à ses côtés. Je crois que certainement Dieu bénira mon cœur car la volonté de Dieu est que nous soyons heureux et qu’il sait très bien que notre bonheur passe par le fait d’avoir la joie de voir une âme sauvée.
En conclusion, notre but est la mission de Dieu. Sans la mission, l’homme est obligé de mener une vie triste, même s’il porte le nom de croyant, et son service est censé être ce que l’auteur des Hébreux avait appelé des œuvres mortes. Les bonnes œuvres des hommes ne nous justifient point. La mission n’est pas limitée aux hommes religieux, mais elle est donnée à quiconque l’accepte par le Seigneur qui avait accomplie cette mission lui-même selon la volonté de Dieu. Que Dieu nous donne la mission et affermisse la mission comme notre but de la vie, de sorte que non seulement nous soyons utiles pour Dieu, mais aussi que nous soyons comblés de joie en vivant dans ce monde en sachant que Christ est bel et bien ressuscité, que nous sommes sauvés par le foi en la résurrection.